Google a annoncé qu’il n’y aurait pas de publicité intégrée dans son assistant Gemini. Cette décision intervient alors qu’OpenAI a récemment introduit des annonces dans ChatGPT. Avec plus de 650 millions d’utilisateurs actifs en octobre 2025, Gemini est déjà largement adopté. Pourtant, Google préfère garder son IA libre de toute influence commerciale. Selon Dan Taylor, vice-président en charge de la publicité mondiale, Gemini n’est pas conçu pour accueillir des annonces, du moins à court terme.
Une stratégie rendue possible par la puissance du modèle économique de Google
Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, a confirmé cette position lors du forum économique de Davos. Il a insisté sur la priorité donnée à la qualité technologique et à l’expérience utilisateur. Pour Google, Gemini doit rester un assistant personnel fiable, distinct de son moteur de recherche. Ce dernier restera ainsi l’espace dédié à la publicité et à la recherche d’informations en ligne.
Apparemment, Google peut se permettre cette retenue grâce à la solidité de son écosystème publicitaire. En effet, les annonces intégrées à son moteur de recherche financent largement ses investissements dans l’intelligence artificielle. Les fonctionnalités comme AI Overviews, déjà critiquées par certains éditeurs, intègrent des publicités et rassemblent plus de deux milliards d’utilisateurs mensuels. Cette base solide permet donc à Google de développer Gemini sans dépendre d’une monétisation directe.
La situation contraste avec celle d’OpenAI, qui doit encore prouver sa rentabilité. Pour certains analystes, l’arrivée tardive de la publicité dans ChatGPT est un pari risqué. OpenAI assure que les réponses de son chatbot ne seront pas influencées par les annonces. Toutefois, la comparaison avec Google souligne la différence de moyens et de stratégie entre les deux acteurs.
Google veut conserver la confiance des utilisateurs
Demis Hassabis a rappelé que la confiance est essentielle pour un assistant universel. En effet, l’intégration de publicités pourrait remettre en cause l’impartialité et l’objectivité des réponses. Google préfère ainsi éviter ce risque et miser sur la performance et la rigueur de Gemini.
OpenAI, de son côté, tente de rassurer en affirmant que les conversations ne seront pas partagées avec les annonceurs. Néanmoins, Google, fort de ses ressources publicitaires déjà existantes, peut prendre de la hauteur. L’entreprise travaille sur les prochaines évolutions de Gemini, en privilégiant la qualité et la fiabilité plutôt qu’une monétisation immédiate.




