Review – NAS UGREEN DXP8800 Ultra : huit baies, des idées plein les disques

J’ai déjà fait passer plusieurs NAS UGREEN sur Droidsoft, du DXP2800 au DXP4800 GT, en passant par le DH4300 Plus. Le DXP4800 Pro m’a même servi de serveur personnel, avec des services web et mes outils maison. À force de lui demander toujours plus, j’ai toutefois rencontré quelques limites côté processeur. Le UGREEN NASync DXP8800 Ultra arrive avec une autre ambition : huit baies et un Intel Core 7 150U. Attention au nom, il ne s’agit pas d’un Core Ultra. À 1 779,99 € sans disques, cette grosse machine promet beaucoup. Reste à voir si elle répond vraiment à mes besoins de serveur, au-delà du stockage.
Un NAS huit baies qui prend ses aises
Le DXP8800 Ultra garde cette présentation sobre que j’apprécie chez UGREEN. Les huit tiroirs numérotés occupent la façade, sans transformer l’ensemble en armoire technique disgracieuse. Les finitions sont soignées, avec ce côté matériel informatique que l’on envisage de garder longtemps plutôt que de remplacer au prochain besoin. Le carton annonce d’ailleurs clairement la couleur : huit baies, mais aucun disque fourni. C’est une base à construire selon ses besoins, et le budget ne s’arrête donc pas au déballage.


En revanche, il faut lui trouver une vraie place. Avec ses 365 × 258 × 189 mm, le boîtier ne se glisse pas dans n’importe quel recoin. Chez moi, il prend environ la moitié d’une étagère, et je laisse aussi de l’espace autour pour ne pas gêner la circulation de l’air. Cela réduit encore la place disponible pour le reste du matériel. Le format reste logique pour huit disques, mais mieux vaut anticiper son installation avant de passer commande.
Huit disques, deux SSD et beaucoup de marge
Le premier intérêt de cette machine tient évidemment dans ses huit baies SATA. UGREEN annonce jusqu’à huit disques de 32 To, soit 256 To bruts côté disques durs. Deux emplacements M.2 NVMe ajoutent jusqu’à 16 To, pour atteindre les 272 To mis en avant. C’est une réserve considérable pour des photos, des vidéos et des projets qui s’accumulent. J’aime surtout la marge que cette architecture laisse pour faire évoluer son installation. On peut réfléchir à plusieurs années de stockage, plutôt qu’au prochain disque déjà plein.

Ces chiffres correspondent toutefois à une capacité brute maximale, pas à l’espace disponible une fois les disques configurés. Un RAID avec redondance consomme une partie de cette capacité, selon le niveau retenu, et ne remplace pas non plus une sauvegarde séparée. Et surtout, remplir huit baies représente une dépense importante, particulièrement avec de gros disques. Ce coût ne relève pas d’un défaut du NAS, mais il change complètement la facture finale. Heureusement, rien n’oblige à remplir tous les tiroirs dès le premier jour.
Un Core 7 qui sert vraiment mes usages de serveur
Le Core 7 150U embarque dix cœurs et douze threads. Dans mon cas, ce changement compte davantage que la seule capacité de stockage. J’utilise mon NAS pour héberger de petits sites web, des services et des outils personnels, dont certains effectuent aussi des traitements de données. Le DXP8800 Ultra s’en sort très bien dans cet usage, avec un confort supérieur à celui de mon DXP4800 Pro. Le traitement de mes photos fonctionne également très bien, ce qui renforce l’intérêt d’une machine capable de centraliser plusieurs besoins.

Il faut simplement replacer ce ressenti dans son contexte. Je demande à mon NAS de travailler comme un serveur, avec davantage de tâches qu’un simple partage de fichiers. Les limites rencontrées sur le 4800 Pro venaient notamment du CPU, sans rendre ce modèle mauvais pour autant. Ici, je retrouve une marge plus confortable pour mes usages. Cela reste un retour d’expérience, sans chiffre de benchmark à lui faire dire. Le gain m’intéresse parce qu’il améliore mes outils au quotidien, pas uniquement parce que la fiche technique monte en gamme.
La RAM : seulement 8 Go, vraiment ?
La mémoire constitue mon principal reproche. UGREEN livre seulement 8 Go de DDR5, alors que cette machine invite justement à multiplier les services. On peut s’en satisfaire pour du stockage classique, mais j’aurais aimé trouver au moins 16 Go dès l’ouverture sur un NAS de ce niveau. La plateforme accepte jusqu’à 96 Go, donc le potentiel existe. C’est le point de départ qui me semble trop modeste face au processeur et au tarif.
Dans mon usage, 32 Go représentent un bon équilibre pour aller plus loin, notamment avec des projets d’IA locale. Cela reste une cible d’évolution, pas la configuration que j’ai testée ici. La barrette de 8 Go d’origine complique aussi le passage à exactement 32 Go. Une configuration en 2 × 16 Go, par exemple, demande de la remplacer. Cela ne signifie pas qu’il faut la jeter pour toute augmentation de mémoire : d’autres capacités restent envisageables selon les modules compatibles. J’aurais simplement préféré une dotation plus généreuse, qui évite de prévoir cet achat aussi vite.
UGOS Pro gagne en confort au quotidien
Le matériel ne fait pas tout, et j’apprécie les évolutions visuelles récentes d’UGOS Pro. L’interface me paraît plus agréable et plus intuitive, grâce à plusieurs petits changements qui améliorent l’ensemble sans bouleverser le principe du système. Comme j’ai déjà utilisé plusieurs modèles de la marque, je remarque cette progression dans mon usage. Il faut parfois reprendre ses repères, mais le résultat me plaît. Pour une machine sur laquelle je gère aussi mes services, ce confort compte beaucoup.
Le système conserve également l’intérêt de la gamme DXP pour les usages avancés, avec Docker et les machines virtuelles. Au-delà des applications de stockage habituelles, j’y retrouve surtout une logique cohérente avec mes sites web et mes petits outils de traitement. Il faut néanmoins distinguer une interface plus accueillante de la gestion d’un serveur complet. Installer ses propres services demande toujours de comprendre ce que l’on déploie. UGOS progresse dans le bon sens, sans faire disparaître cette part de configuration.
Une connectique à la hauteur de l’ambition
Le double réseau 10GbE accompagne bien les huit baies. Les deux ports Thunderbolt 4, le lecteur SD et les ports USB élargissent encore les possibilités de connexion. UGREEN prévoit aussi une sortie HDMI et un emplacement d’extension PCIe. L’ensemble donne une vraie marge pour intégrer le NAS dans une installation plus ambitieuse. Avec autant de données à centraliser et de services à héberger, on apprécie de ne pas retrouver une connectique trop limitée derrière ce boîtier.


Pour autant, posséder deux ports 10GbE ne rend pas automatiquement tous les transferts plus rapides. Le réseau, l’ordinateur et les disques doivent suivre, et additionner les débits nécessite une configuration adaptée. Je ne présente donc pas les maxima annoncés comme des performances mesurées chez moi. Le bénéfice se situe d’abord dans la marge disponible pour faire évoluer l’installation. C’est appréciable sur un achat de cette ampleur. Mieux vaut toutefois examiner son réseau actuel avant d’ajouter ce poste au budget.
Conclusion : que vaut le NAS UGREEN DXP8800 Ultra ?
Le DXP8800 Ultra est un excellent NAS, et le modèle UGREEN le plus abouti que j’aie utilisé jusqu’ici. Il répond surtout à ce que j’attendais après le DXP4800 Pro : davantage de puissance pour mes services et mes outils. Les huit baies offrent une belle réserve, tandis qu’UGOS Pro devient plus agréable. Je retrouve une machine qui correspond mieux à mon usage de serveur personnel. Les 8 Go de RAM restent son vrai faux pas, au milieu d’un ensemble aussi convaincant.
À 1 779,99 € sans disques, le UGREEN NASync DXP8800 Ultra représente un investissement conséquent. Il faut ajouter le stockage et, dans mon cas, prévoir davantage de mémoire. Je le conseillerais surtout à ceux qui veulent réunir un gros volume de données et plusieurs services sur une même machine. Pour sauvegarder quelques dossiers, son potentiel dépasserait largement le besoin. Pour mon usage plus exigeant, en revanche, l’ensemble mérite un solide 9/10.
Test du UGREEN NASync DXP8800 Ultra 1 779,99 €
L'avis de la rédaction
Le DXP8800 Ultra me convainc autant pour son stockage que pour sa capacité à faire tourner mes services personnels. Son Core 7 et ses huit baies lui donnent une belle marge, avec une interface qui progresse. Les 8 Go de RAM de série déçoivent à ce tarif, et l’ensemble demande de la place. Un excellent choix pour un usage avancé, à condition de prévoir le budget des disques et de la mémoire.
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Performances - 9.5/10
9.5/10
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Stockage et connectique - 9.5/10
9.5/10
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Interface et usages - 9/10
9/10
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Mémoire et évolutivité - 8/10
8/10
Globalement
Pour
- Performances serveur convaincantes
- Huit baies évolutives
- Connectique très complète
- Interface plus agréable
- Belle qualité de fabrication
Contre
- Seulement 8 Go fournis
- Boîtier très encombrant
- Investissement initial élevé





