TEST – Samsung Galaxy Z Flip 8 : le clapet qui tourne en rond

Le format clapet a un charme fou. Il tient dans une poche, se referme d’un geste, et rappelle les téléphones d’avant. Depuis le Galaxy Z Flip 3, Samsung en a fait sa gamme pliable la plus grand public. Cette année arrive le Galaxy Z Flip 8, le dernier clapet payant de la marque. Je l’ai gardé plusieurs semaines comme téléphone de test, et sur le papier tout semble en place : la finesse, la FlexWindow et le nouvel Exynos 2600. Reste une question qui me trotte dans la tête. Que reste-t-il vraiment à améliorer quand un produit tourne déjà en rond ?
Notre avis en bref sur le Galaxy Z Flip 8
Le Galaxy Z Flip 8 reste le meilleur clapet du marché, mais il ne bouge presque plus. Son format séduit toujours autant, la FlexWindow est pratique, et l’Exynos 2600 ne manque pas de souffle. One UI demeure la surcouche la plus complète du monde Android. Le souci n’est pas le produit mais la stratégie, car le Flip 8 ressemble comme deux gouttes d’eau au Flip 7, lui-même déjà très proche du Flip 6. Rien de neuf, ou presque, et cent euros de plus au passage. À 1 299 euros, ce surplace finit par se voir. Je lui mets un 7,5/10, avec tout le respect que j’ai pour ce format.
- DESIGN PLUS LÉGER AMÉLIORÉ : Avec seulement 8 grammes, le Galaxy Z Flip8 est notre smartphone...
- MODE PORTRAIT SANS LES MAINS : La FlexCam de 50 Mpx de votre smartphone Samsung vous permet...
Un déballage qui sent le déjà-vu
La boîte est fidèle à elle-même. Un carton plat et sobre, le nom du produit sur le dessus, et le strict minimum à l’intérieur. On y trouve le téléphone, un câble USB-C et quelques papiers. Pas de chargeur, comme partout désormais. La présentation reste soignée, sans esbroufe. Samsung sait faire, et ne se fatigue plus à surprendre sur ce terrain.

Ce déballage donne déjà le ton du test. Tout est propre, tout est connu, rien ne dépasse. On prend le Flip 8 en main et le geste est aussitôt familier. C’est agréable et un brin frustrant à la fois. J’aurais aimé un détail, une idée, un petit truc en plus, mais il n’y en a pas, et ce ne sera pas la dernière fois que je l’écrirai dans ce test.
Un format clapet toujours aussi réussi
Refermé, le Flip 8 reste un très bel objet. Il se glisse partout, dans une poche de jean comme dans une petite sacoche. Déplié, il ne fait que 6,1 mm d’épaisseur, et cette finesse impressionne encore. Le châssis en aluminium et le dos en verre respirent le haut de gamme, et mon exemplaire crème reste sobre et élégant, sans jamais en faire trop. La charnière se manie bien et tient n’importe quel angle sans broncher.



Le hic, c’est que tout cela, je l’ai déjà décrit l’an dernier. Le Flip 8 reprend presque trait pour trait le dessin du Flip 7. Même gabarit, même charnière, même impression générale en main. Samsung a grappillé une fraction de millimètre et un peu de poids, rien de plus. La pliure au centre de l’écran se devine toujours au toucher, surtout en lumière rasante, et si elle ne gêne pas au quotidien, on ne peut pas non plus parler de progrès. Le format est excellent, il n’a simplement pas évolué.
La FlexWindow, pratique mais figée
L’écran de façade reste l’un des atouts du format. Cette FlexWindow de 4,1 pouces affiche l’heure, les notifications et quelques widgets. On y répond à un message, on lance un minuteur, on pilote sa musique sans ouvrir le téléphone. Le tactile grimpe à 120 Hz et la dalle Super AMOLED est bien lumineuse. Pour un usage rapide, c’est souvent tout ce qu’il faut. Je m’en sers surtout pour l’appareil photo et les coups d’oeil furtifs.

Là encore, pourtant, l’impression de surplace domine. La taille, la définition et les fonctions ne bougent pas d’un pouce. Les applications tierces restent bridées sur cet écran comme avant, si bien qu’il faut souvent passer par un contournement pour parvenir à en installer certaines. Samsung tenait une occasion d’ouvrir tout ça, il ne l’a pas saisie. La FlexWindow est bonne, elle pourrait être bien plus qu’un rappel des saisons passées.
L’écran interne, une valeur sûre
Une fois ouvert, le Flip 8 déploie une belle dalle de 6,9 pouces. Ce grand écran au format 21:9 est fin, lumineux et fluide en 120 Hz. Les vidéos y sont superbes, avec des couleurs punchy comme souvent chez Samsung, et on oublie vite le pli central dès que l’image s’anime. Pour lire, jouer ou regarder une série, c’est un vrai plaisir. La luminosité monte assez haut pour rester lisible en plein soleil.

Le format très allongé a ses limites, comme toujours. Certaines applications s’accommodent mal de ce ratio étiré. Des vidéos se retrouvent avec de larges bandes noires sur les côtés, et rien de neuf ici non plus, puisque le Flip 7 faisait déjà exactement pareil. L’écran reste l’un des meilleurs du marché sur ce format. Il se contente juste de reconduire l’acquis, sans chercher à surprendre.
Performances et One UI : du costaud
Sous le capot, le Flip 8 mise sur l’Exynos 2600 en Europe. C’est la première puce de Samsung gravée en 2 nm, épaulée par 12 Go de mémoire. Et sur ce point, bonne nouvelle, elle ne manque pas de coffre. Les jeux gourmands tournent sans accroc et le multitâche suit sans ralentir, si bien que l’interface reste fluide en toutes circonstances, y compris sur les gros usages. On tient là un vrai smartphone haut de gamme, aucun doute là-dessus.
Le vrai plus reste One UI, la surcouche maison de Samsung. Elle demeure la plus complète et la mieux finie de l’univers Android. Les fonctions de Galaxy AI s’y multiplient, du résumé de notes à la retouche photo, et Samsung promet en prime sept ans de mises à jour, un argument de poids. C’est solide, mûr et rassurant sur la durée. Le logiciel, lui au moins, continue d’avancer.
Photo : un bon appareil, pas un photophone
Côté photo, le Flip 8 garde son duo de capteurs habituel. Un grand-angle de 50 mégapixels épaulé d’un ultra grand-angle de 12 mégapixels. De jour, le rendu est net, contrasté et bien coloré. Les scènes du parc sortent propres, avec un joli piqué sur les feuillages. Le traitement Samsung fait le travail, comme toujours, parfois un peu fort sur la saturation. Sur les jets d’eau des fontaines, l’appareil fige bien la matière et les gouttes.








En gros plan, les fleurs ressortent très bien, avec des couleurs franches et du détail. Les massifs violets et jaunes du jardin passent la rampe sans souci. Il manque toutefois un vrai téléobjectif pour aller chercher le lointain. Le zoom reste numérique, correct de jour mais plus fragile dès que la lumière baisse, et on tient là un très bon appareil de tous les jours, pas un photophone. Pour la plupart des photos de balade ou de repas, il suffit largement.








Autonomie : correcte, sans plus
L’autonomie profite d’une nouveauté discrète mais réelle. Samsung passe pour la première fois à une batterie silicium-carbone, plus dense. La capacité grimpe à 4 300 mAh dans un corps toujours aussi fin. Sur notre scénario d’usage mixte, le Flip 8 a tenu 9 h 11 avant d’atteindre 10 %. Ce test enchaîne web, vidéo, jeu et photo en boucle, écran actif. C’est correct pour un clapet, sans être un exploit.

Dans les faits, le Flip 8 tient une journée normale sans forcer. Un usage plus intense demandera un passage par la case recharge en soirée. La charge filaire plafonne toujours à 25 W, ce qui commence à dater sérieusement. Il faut compter près d’une heure pour un plein complet. La recharge sans fil de 15 W dépanne, sans plus. Sur ce terrain aussi, Samsung se contente du service minimum.
Ce qui ne change pas, et ce que ça coûte
Le vrai sujet du Flip 8, c’est tout ce qu’il ne change pas. Le format, la charnière, les écrans, les capteurs : on reprend la copie du Flip 7. Ce dernier était déjà très proche du Flip 6, ce qui n’arrange rien. D’année en année, le clapet de Samsung avance à tout petits pas. On sent une gamme qui touche à son aboutissement, faute d’idées neuves. Il aurait fallu oser quelque chose : un capteur au niveau, un format plus large, un modèle Ultra.
Le problème devient plus gênant quand on regarde l’étiquette. Le Flip 8 démarre à 1 299 euros, soit cent euros de plus que le Flip 7. On paie donc plus cher pour un produit quasiment identique. Je comprends la logique du renouvellement annuel, il faut bien un modèle neuf en rayon, mais pour qui possède déjà un Flip récent, l’intérêt frôle tout simplement le néant. Ce surplace facturé au prix fort, c’est ma vraie réserve sur ce test.
Conclusion : que vaut le Galaxy Z Flip 8 ?
Alors, que vaut ce Galaxy Z Flip 8 ? Un excellent clapet, tout simplement le meilleur du marché. Son format séduit toujours, ses écrans sont superbes, l’Exynos 2600 assure, et One UI reste une référence. Si vous découvrez le format ou revenez d’un vieux clapet, foncez sans hésiter, car vous tiendrez là un très bon smartphone, agréable au quotidien et bien suivi dans le temps.
Mon bémol ne vise pas le produit, mais la stratégie. Le Flip 8 ne fait presque rien de neuf face au Flip 7, et le facture plus cher. Ce n’est plus vraiment un test, c’est un copier-coller avec une nouvelle fiche technique. Si vous avez déjà un Flip 6 ou un Flip 7, gardez-le sans remords. Le format clapet reste génial, mais Samsung tourne clairement en rond. J’espère un vrai coup de neuf l’an prochain, sinon la lassitude va finir par gagner.
- DESIGN PLUS LÉGER AMÉLIORÉ : Avec seulement 8 grammes, le Galaxy Z Flip8 est notre smartphone...
- MODE PORTRAIT SANS LES MAINS : La FlexCam de 50 Mpx de votre smartphone Samsung vous permet...
Test du Samsung Galaxy Z Flip 8 1 299 €
L'avis de la rédaction
Le Galaxy Z Flip 8 reste le meilleur clapet du marché : un format toujours aussi séduisant, une FlexWindow pratique, un Exynos 2600 costaud et One UI en référence. Le souci n’est pas le produit mais son immobilisme, car il ne fait presque rien de neuf face au Flip 7 et coûte cent euros de plus. À 1 299 euros, ce surplace se paie cher. Un excellent smartphone pour qui découvre le format, un achat sans intérêt pour qui possède déjà un Flip récent.
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Design et format - 8.5/10
8.5/10
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Écrans - 8/10
8/10
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Performances et logiciel - 8/10
8/10
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Nouveauté et prix - 5.5/10
5.5/10
Globalement
Pour
- Meilleur format clapet du marché
- Finesse et finition superbes
- Exynos 2600 performant
- One UI, 7 ans de suivi
- FlexWindow pratique au quotidien
Contre
- Quasi identique au Flip 7
- Cent euros plus cher
- Aucune vraie nouveauté
- Charge filaire limitée à 25 W






