Test – Samsung Galaxy Watch9 : la meilleure montre Android, jusqu’à 18h le soir

Samsung nous a envoyé la Galaxy Watch9 en 40 mm Bluetooth, coloris Graphite, avec le bracelet Sport noir. Je l’ai portée quatorze jours, appairée au Galaxy Z Fold8 Ultra que je testais en parallèle. Notifications, appels, suivi d’activité, sommeil : tout y est passé.

Galaxy Watch9, la nouvelle montre Wear OS 7 signée Samsung

Sur le papier, la fiche impressionne. Écran Super AMOLED de 1,34 pouce sous verre saphir, 3000 nits en pic, nouveau Snapdragon Wear Elite gravé en 3 nm, Wear OS 7 sous One UI Watch 9, étanchéité 5 ATM et norme militaire MIL-STD-810H, le tout pour 32 grammes. Le ticket d’entrée grimpe à 409 euros, soit 30 euros de plus que la Watch8. Voilà mon avis complet, après quatorze jours au poignet.

Notre avis en bref sur la Samsung Galaxy Watch9

Jusqu’à 18 h, c’est la meilleure montre connectée Android de sa gamme. Le logiciel domine la concurrence, les capteurs sont complets, le GPS accroche vite, l’écran se lit en plein soleil et les appels passent mieux qu’on ne l’imagine depuis un poignet. Puis on lève le bras en fin de journée, et la montre est presque vide. Elle ne franchit pas la barre des deux jours, et sa recharge, elle, trop longue. Ajoutez un bracelet Sport qui colle à la peau en plein été, et vous avez le portrait complet : un sans-faute technique rattrapé par une contrainte quotidienne.

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Samsung Galaxy Watch9 : Design et confort

Le boîtier d’abord. Aluminium, verre saphir, 8,6 mm d’épaisseur pour 32 grammes en 40 mm. Autant dire qu’on l’oublie au poignet. La forme coussin est reconnaissable, la finition est propre, et l’ensemble respire le produit sérieux. Le 40 mm reste un poil petit à mon goût, mais c’est une affaire de morphologie plus qu’un défaut, et le 44 mm existe pour ça.

Samsung Galaxy Watch9 - Un boîtier en aluminium, très léger

Le bracelet, en revanche, mérite une discussion. Samsung en propose trois : Sport, Silicone et Confort, ce dernier en tissu. J’ai reçu le Sport, dont la forme est justement pensée pour évacuer la transpiration. Ça n’a pas suffi. Testé à Montpellier en plein été, il laisse une zone moite sous le boîtier, et la matière devient rêche au contact après quelques heures.

Le bracelet sport et sa boucle ardillon

Soyons honnête sur ce point : en hiver, le verdict serait probablement très différent. Mais si vous vivez dans le Sud ou si vous transpirez facilement, orientez-vous vers le bracelet confort en tissu dès l’achat. C’est le genre de détail qui décide du confort quotidien et qui va varier d’une personne à l’autre, c’est bien plus qu’une ligne de fiche technique.

Un écran qu’on lit vraiment en plein soleil

C’est l’un des points les plus convaincants du test. Samsung annonce 3000 nits en pic sous un verre saphir, et ça se vérifie. En terrasse, en pleine rue, à midi : je n’ai pas vraiment eu besoin de faire de l’ombre avec ma main. Un mouvement de poignet suffit, et sans effort supplémentaire, on accède à l’heure ou à une notification. Beaucoup de montres échouent sur ce point précis. Pas celle-ci.

Samsung Galaxy Watch9, une montre suffisamment lumineuse pour lire en extérieur sans souci

Le verre saphir, lui, encaisse. Deux semaines dans les transports et contre les portes, aucune micro-rayure visible.

Logiciel et écosystème : personne ne fait mieux sous Android

Soyons clairs : c’est aujourd’hui la meilleure expérience logicielle sur une montre Android. Wear OS 7 sous One UI Watch 9 est fluide, lisible, logique. Sur cette Watch9, on trouve ce qu’on cherche sans manuel, et c’est plus rare qu’on ne croit sur ce type de produit.

La montre portée au poignet gauche, sur le panneau de sélection des applications.

La connexion au téléphone ne lâche jamais. Je passais d’une pièce à l’autre, je posais le Fold8 Ultra dans le salon, la montre restait synchronisée. Les notifications s’affichent proprement, et surtout, on peut répondre d’un message court directement au poignet sans galérer. En pratique, ça évite de sortir le téléphone dix fois par jour.

L’écosystème Galaxy fait le reste. Samsung Health se synchronise sans configuration, les données remontent seules, et le tout reste cohérent d’un appareil à l’autre. C’est d’ailleurs la logique qu’on retrouve sur les Galaxy Buds 4 : chez Samsung, les produits se parlent entre eux, et chaque appareil ajouté à l’écosystème enrichit l’ensemble.

Capteurs et GPS : le suivi ne se fait pas prier

Sur le papier, rien ne manque. Dans les faits, non plus. La détection automatique d’activité fonctionne sans qu’on ait à lancer quoi que ce soit, et le GPS accroche vite. Samsung annonce d’ailleurs une précision nettement améliorée grâce au nouveau Snapdragon Wear Elite, y compris sous couvert forestier.

Le capteur optique

Sur deux semaines, les relevés sont restés cohérents d’un jour à l’autre, sans décrochage ni valeur aberrante. Quand je sors de chez moi, la montre lance d’elle-même une activité de marche. Si je m’arrête en chemin, elle s’arrête aussi, puis reprend dès que je repars. Le tram et la voiture, eux, ne sont jamais comptés comme une activité. C’est exactement ce qu’on demande à une montre qu’on porte en continu : qu’elle se fasse oublier et qu’elle ne mente pas.

Appels au poignet : la bonne surprise de la Galaxy Watch9

Je n’attendais rien de ce chapitre, et j’ai été bluffé. Dans la rue, avec du bruit ambiant, mon interlocuteur me recevait avec une clarté de voix que je n’ai pas retrouvée sur d’autres montres. Le traitement logiciel de Samsung fait un travail d’isolation sérieux.

Une limite quand même, et elle est nette. Dans le tram, le bruit de fond prend le dessus et la conversation devient pénible. Autrement dit, ça marche partout sauf dans les environnements vraiment saturés, mais ce n’est pas étonnant.

Autonomie : de lundi matin à mardi soir, pas plus

Voilà le sujet qui décide de tout, alors prenons un exemple concret. Lundi matin, 100 %. Mardi soir, elle est à zéro avant même que j’aie eu le temps de rentrer. Samsung annonce jusqu’à 40 heures avec l’affichage permanent désactivé. Avec les capteurs actifs, le suivi continu et les notifications, on n’atteint pas ces deux jours, et il faut garder en tête qu’une batterie ne s’améliore pas avec les mois.

Je dois préciser d’où je parle. Je viens de montres taillées pour l’endurance, comme l’Amazfit Cheetah 2 Ultra, où l’on compte l’autonomie en jours voire en semaines, et non en heures. Le choc est donc plus rude pour moi que pour quelqu’un qui arrive d’une montre connectée classique. Le constat reste le même.

Watch9 : Petite batterie, recharge un peu longue

Le problème n’est pas de recharger, c’est la routine que ça impose. En rentrant chez soi, la montre passe sur son socle. Et si elle est sur le socle le soir, elle ne suit pas votre sommeil, donc il faut aller la chercher et la remettre… Il faut choisir, sur un produit vendu comme un compagnon santé permanent.

Le socle magnétique de la Watch9 fourni à l'achat

La charge prolonge le même problème plutôt qu’elle n’en ouvre un autre. Comptez environ une heure et demie pour un plein sur le socle magnétique fourni, ce qui est déjà long pour une batterie de 390 mAh. Pire dans mon cas, c’était plus de deux heures pour passer de 0 à 100 %. Personnellement, j’avais prévu de la faire charger pendant le repas, mais non ! Ce n’était pas suffisant pour avoir ne serait-ce que la moitié de la pleine charge.

Faut-il mettre 409 euros dans la Galaxy Watch9 ?

Toute la gamme a pris 30 euros par rapport à la Watch8 : 409 euros en 40 mm Bluetooth, 439 euros en 44 mm, et respectivement 459 et 489 euros pour les versions 4G. Mon test porte sur la Bluetooth, donc rien de ce que j’écris ici ne préjuge de l’autonomie des modèles cellulaires, qui consomment davantage.

La montre posée sur le poignet sur l'écran de base.

En face, les vraies nouveautés tiennent au changement de puce, avec l’abandon de l’Exynos maison au profit du Snapdragon Wear Elite, et à la batterie du 40 mm, qui passe de 325 à 390 mAh. Sur le papier, l’autonomie était donc le grand chantier de cette génération. Dans les faits, elle reste le point faible. On paie plus cher pour une amélioration qui ne se voit pas assez au poignet.

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Un mot enfin sur la Galaxy Watch Ultra2, lancée en même temps. Elle vise un autre public, plus sportif, avec un boîtier plus imposant et un tarif nettement supérieur. Si l’autonomie est votre critère numéro un, c’est de ce côté qu’il faut regarder, pas vers la Watch9.

Conclusion : à qui s’adresse la Galaxy Watch9 ?

Je la recommande à qui possède déjà un smartphone Galaxy et cherche la montre la plus agréable à vivre sous Android. Logiciel, notifications, appels, écran, suivi : sur tous ces plans, elle est devant. Prenez le bracelet Confort en supplément si vous vivez au chaud. Et surtout : soyez prêt à la mettre en charge, parce que ça arrivera souvent.

Watch9 - Conclusion

En revanche, je la déconseille à qui veut suivre son sommeil sans y penser, ou partir un week-end sans emporter un chargeur de plus. Pour ce profil, la contrainte finira par peser plus lourd que les qualités, et la montre finira dans un tiroir.

Test de la montre Samsung Galaxy Watch9

Résumé du test de la Samsung Galaxy Watch9

La Galaxy Watch9 est la montre Android la plus aboutie du moment sur presque tous les critères. Le logiciel est excellent, l’écran se lit en plein soleil, les capteurs sont complets et la qualité des appels dépasse largement les attentes du format. Avec un téléphone Galaxy en face, l’ensemble fonctionne parfaitement

Reste une autonomie qui ne franchit pas les deux jours, une recharge qui m’a demandé plus de deux heures et un bracelet Sport qui colle à la peau en été. Affichée à partir de 409 euros en 40 mm Bluetooth, elle vaut le détour si vous acceptez de la poser sur son socle tous les soirs.

  • Design et confort - 7.5/10
    7.5/10
  • Écran - 9.5/10
    9.5/10
  • Logiciel et écosystème - 9.5/10
    9.5/10
  • Capteurs et GPS - 9/10
    9/10
  • Appels et micro - 8.5/10
    8.5/10
  • Autonomie - 5.5/10
    5.5/10
Globalement
8.3/10
8.3/10

Pour

  • Logiciel le plus abouti sous Android
  • Qualité des appels
  • Écran lisible en plein soleil
  • Design

Contre

  • Autonomie et lenteur de charge
  • Bracelet sport inconfortable l’été