Google veut mesurer votre rythme cardiaque grâce à la caméra de votre smartphone

Les montres et les bracelets connectés se positionnent aujourd’hui comme les outils privilégiés pour surveiller notre santé au quotidien. Ces accessoires connectés enregistrent de nombreuses données précieuses. Ils permettent notamment de repérer une situation de stress intense ou de signaler un besoin de récupération. Cependant, une grande partie de la population ne possède pas ce type d’équipement au poignet. Face à ce constat, le géant américain Google développe une alternative logicielle inclusive capable de transformer n’importe quel smartphone en outil de suivi médical discret.
Google conçoit un algorithme basé sur l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale
Cette innovation technologique porte le nom de Passive Heart Rate Monitoring (PHRM), ou surveillance passive de la fréquence cardiaque. Ce système s’éloigne radicalement des méthodes rudimentaires exploitées dans les années 2010. Pour rappel, ces méthodes exigeaient de poser un doigt sur le flash et la caméra arrière du téléphone. La nouvelle approche de Google promet une transparence totale. En effet, l’utilisateur n’aura plus besoin d’effectuer la moindre manipulation spécifique pour mesurer ses pulsations.
L’infrastructure technique de la PHRM repose entièrement sur l’exploitation de la caméra frontale de l’appareil. Concrètement, lorsque l’utilisateur déverrouille son écran par reconnaissance faciale, l’objectif frontal enregistre une courte séquence vidéo de huit secondes. Un algorithme sophistiqué d’intelligence artificielle prend ensuite le relais pour analyser les infimes variations de couleur de la peau, provoquées par les flux sanguins à travers le corps.
La protection de la vie privée s’impose au cœur de ce dispositif. L’intégralité du traitement informatique s’effectue localement, directement sur la puce de votre smartphone. Cela écarte ainsi les risques de fuites de données vers des serveurs externes. Cette gestion rappelle l’importance de la stabilité des services système. Pour rappel, un bug a récemment bloqué le lancement de Google Chrome sur les tablettes Android.
Des résultats prometteurs qui rivalisent avec les montres connectées
Google valide la viabilité de son projet à travers une étude d’envergure impliquant 700 participants d’origines diverses, représentant un large panel de carnations de peau. L’analyse de plus de 350 000 séquences vidéo démontre une grande précision. Elle s’alignerait même sur les normes de l’industrie des bracelets électroniques. Les tests révèlent par exemple un écart infime de seulement cinq battements par minute par rapport aux mesures d’un capteur de référence comme le Fitbit Charge 6.
Cette expertise se déploie d’ailleurs sur l’ensemble de l’écosystème de la marque, notamment au sein des applications multimédias. Justement, Google Photos prépare un nouvel éditeur vidéo inspiré de TikTok. Cela confirme l’orientation du groupe vers des outils mobiles toujours plus intelligents et automatisés.
Les derniers obstacles techniques avant le déploiement global
Le système PHRM affiche des résultats très encourageants. Malgré tout, la technologie nécessite encore quelques ajustements structurels avant une mise en œuvre à grande échelle. Les ingénieurs de Google font face à des irrégularités de précision sur les peaux les plus sombres, où l’algorithme manque parfois de constance.
De plus, l’environnement direct de l’utilisateur influence fortement la viabilité des données récoltées. Par exemple, le moindre mouvement de rotation de la tête ou le simple fait de parler durant l’enregistrement des huit secondes peut induire l’intelligence artificielle en erreur et fausser le diagnostic. Google poursuit donc le développement de ses lignes de code afin de stabiliser les performances de sa technologie face aux aléas du quotidien.






